Cette conférence nous a été présentée par Damien
Baldin de la Mission de Centenaire de la Première Guerre Mondiale,
André Loez, professeur en classes préparatoires à Paris et membre
du CRID 14-18, Nicolas Mariot, chargé de Recherches au CNRS, Hervé
Mazurel, maître de conférence à l'université de Bourgogne et
Emmanuel Saint-Fuscien, maître de conférence EHESS.
Pour Damien Baldin, il faut faire une histoire
culturelle de la Grande Guerre. Pour André Loez, l'histoire sociale
a supplanté l'histoire culturelle. Les travaux des années 70 sur la
Grande Guerre sont des thèses d'histoires sociales. Par la suite on
observe des interrogations sur la vie après la bataille, le deuil et
la souffrance. Mr Saint-Fuçien utilise une étude de cas sur les
tribunaux militaires qui font respecter l'autorité des chefs
vis-à-vis des soldats du rang. Il s'agit donc d'une justice de
classe tempérée par l'expérience guerrière. Les différents
registres de langage et les insultes font ressortir l'origine
sociale. Il s'agit donc d'évoquer les relations de pouvoir et
d'autorité dans lesquelles sont placés les soldats. André Loez
rappelle que c'est la relation avec l'arrière qui permet aux soldats
de tenir. Hervé Mazurel rapporte les propos de Marc Bloch :
« toute histoire est sociale ». Dans les années 70,
l'histoire économique et sociale connaît une crise, le lien social
est très important, on étudie la vision des hommes par rapport à
des phénomènes comme la mort. Au XIXème et au XXème siècles,
l'Europe fait la guerre et l'exporte aux autres. Il y a une rencontre
entre les guerriers et leurs différentes cultures. Chaque société
a sa manière de combattre et a son modèle de guerrier. L'histoire
culturelle ne peut pas se laisser réduire à une histoire des
représentations. Pour Nicolas Mariot, il s'agit d'étudier les mêmes
matériaux mais de les analyser de manières différentes. Le travail
est donc différent. On peut observer un glissement du groupe vers
l'individu. Pour André Loez, la guerre est le moment pour faire de
l'histoire sociale car elle produit des sources. La guerre révèle
des choses qui sortent du commun, mais permet également de voir des
choses qui semblent ordinaires à l'homme. Hervé Mazurel tient
cependant à rappeler que de nombreuses données sont à prendre en
compte comme l'appartenance relationnelle, politique ou encore
territoriale.
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